Le photovoltaïque : non éligible à l’éco-prêt à taux zéro.

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L’arme de la France pour le bâtiment vert

isolationC’est l’une des mesures clés du Grenelle de l’environnement : l’éco-prêt à taux zéro sera officiellement disponible à partir du 1er avril prochain, selon le ministère de l’Ecologie. Il doit donner un coup de pouce à la rénovation thermique des logements, permettre de réduire les émissions de CO2 et relancer l’activité du bâtiment.

Ce prêt, d’un montant maximum de 30 000 euros, doit encourager les propriétaires occupants et les bailleurs à lancer des travaux d’économies d’énergie : isolation des murs, de la toiture, remplacement des portes et fenêtres, installation d’une source de chauffage ou d’une production d’eau chaude sanitaire utilisant l’énergie renouvelable… Il concerne uniquement les logements achevés avant le 1er janvier 1990 et exclut les résidences secondaires.

Les installations solaires photovoltaïques ne sont malheureusement pas éligibles à ce prêt.

Onze établissements bancaires (BNP Paribas, Crédit Agricole…) se sont engagés à le distribuer.

Les travaux devront permettre une réelle amélioration de la performance énergétique, avec un objectif de 150 kWh/m2 par an si la consommation avant travaux est supérieure ou égale à 180 kWh/m2 par an, et de 80 kWh/m2 par an dans les autres cas. On est aujourd’hui loin de ses niveaux, la consommation moyenne d’énergie d’un logement en France s’établissant à 270 kWh/m2.

Le bâtiment est le plus gros consommateur d’énergie en France : 68 millions de tonnes d’équivalent pétrole, soit 42,5% de l’énergie finale consommée. Il génère 123 millions de tonnes de CO2 par an, 23% des émissions totales du pays, un chiffre en hausse d’environ 15% depuis 1990.

La France compte 30 millions de logements, dont 27 millions de logements privés. La facture de chauffage des ménages s’élève, en moyenne, à 900 euros par an. Mais elles peuvent tomber à 250 euros pour une maison « basse consommation » ou grimper à plus de 1 800 euros pour une maison mal isolée, selon le ministère de l’Ecologie.

En parallèle, le gouvernement met en place un éco-prêt logement social d’un montant de 9 000 à 16 000 euros par logement pour encourager les organismes gestionnaires des logements sociaux à financer des travaux de rénovation thermique.

800 000 logements sociaux énergivores ont été identifiés au sein du parc de logements sociaux et doivent faire l’objet d’une rénovation thermique. L’Etat a dégagé un budget de 1,2 milliard d’euros pour traiter les 100 000 logements les plus prioritaires sur 2009-2010.

Ce plan Bâtiment a un enjeu économique de taille : il doit permettre au secteur de la rénovation du logement de doubler son chiffre d’affaires, de 9 milliards d’euros en 2007 à 18, voire 22 milliards d’euros en 2012, selon le ministère. Ce qui pourrait créer 120 000 emplois supplémentaires, en plus des 100 000 actuels. Le bâtiment est le secteur qui va le plus profiter des mesures issues du Grenelle de l’environnement.

Pour en savoir plus : site du ministère de l’Ecologie ou site de l’ADEME

Source : Greenunivers le vendredi 27 février 2009