Édito février / mars 2011

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Edito : Un manque d’ambition flagrant du gouvernement

La période de concertation qui a plongé le secteur du solaire en coma artificiel est officiellement close. Le nouveau cadre de la filière (cf. Actualités) est entré en vigueur le 10 mars 2011 et met en émoi l’ensemble des acteurs photovoltaïques. Nous regrettons que le texte ne retienne pas la proposition de régionalisation des tarifs. Que ce soit sur les appels d’offres, sur les tarifs, sur les segments et les quotas, aucune des propositions issues de la concertation n’a été prise en compte. Cet arrêté va conduire à une nette contraction du marché et va avoir un impact immédiat sur la filière industrielle en plein essor. L’instauration de quota ou d’appels d’offres pour les projets de plus de 100kwc va brider le développement du solaire en France. D’après l’Agence Internationale de l’Energie, l’énergie solaire représentera en 2050 un quart de l’électricité dans le monde. Il est fort probable, avec de telles mesures, que notre pays ne sera pas acteur de ce développement. Il est pourtant stratégique que la France prenne part au développement de ce marché et construise une vraie filière compétitive, avec des produits esthétiques, performants et durables.

Il aurait fallu que, de cette période de moratoire, émerge une nouvelle politique énergétique française. Mais le mal Français est plus profond puisque nous sommes lobotomisés au nucléaire. Nous vivons sur un mythe : celui de l’électricité nucléaire bon marché, propre et sûre. Personne ne sait comment et combien coûtent les opérations de démantèlement des centrales et le stockage des déchets. Le nucléaire est subventionné par l’Etat depuis 40 ans, les énergies renouvelables depuis 4 ans et dans une bien moindre mesure.

Depuis plusieurs mois, les français sont priés de croire que si leur facture d’électricité va augmenter, c’est à cause…des panneaux solaires. Ces panneaux mettraient en péril  notre réseau de distribution avec de possibles black out, ruineraient notre économie et notre déficit, avantageraient les travailleurs chinois ou les investisseurs étrangers.

Il faut repenser le mix énergétique de la France. Le débat sur les énergies doit avoir lieu. Rétablissons la lumière sur le véritable cout du nucléaire et donnons à la France les moyens de ses ambitions.