Il faut être prêt à saisir des opportunités – Sébastien motte SUNELIS – interview pour le journal des entreprises

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À Lille, votre société Sunelis, spécialisée dans le photovoltaique, connaît une expansion importante en 2010.Comment l’expliquez-vous ?

 

En 2009, nous avons enregistré 1,25 M€ de chiffre d’affaires contre les 650 K€ prévus initialement. En 2010, nous avions objectivé une activité de 1,3 M€ et nous allons atteindre près de 4,4 M€. Nous en sommes à quasiment 300 installations et pour une grosse partie située dans le Nord – Pas-de-Calais. Nous avons une démarche responsable avec des produits de qualité qui ne viennent pas d’Asie. Nous sommes aussi, je pense, identifiés comme sérieux via les réseaux qui nous accompagnent comme LMI ou Entreprendre Nord et Alliances.

 

Comment appréhendez-vous les différents changements en terme de crédits d’impôts et l’évolution du cadre législatif ?

 

Nous sommes passés de 50% à 25% et, depuis janvier 2011, à 22% de crédits d’impôts. Cependant, cette baisse est accompagnée aussi d’une diminution du prix. 70% de notre chiffre d’affaires sont portés par une activité B to C. Il faut clairement sensibiliser notre clientèle à cette réalité c’est évident, Concernant la réforme, il est clair quelle est indispensable. Il faut légitimer les professionnels sur ce marché. Mais aujourd’hui au lieu d’être éclairés, on est dans le flou, 50% de nos commandes concernant ce type de projets ont été annulées, soit pour l’instant 25 % de notre chiffre d’affaires.

 

Alors comment envisagez-vous l’année 2011 ? N’avez-vous pas peur que cette tendance ne soit finalement pas très durable ?

 

Nous misons encore sur ce business car il est aussi durable. Nous avons une trésorerie solide et nous savons que c’est dans ces moments-là qu’il faut être prêt à saisir les opportunités, Nous sommes aussi depuis décembre dernier à 80% dans le capital d’isolavie Lille. Cette entité concerne les métiers de l’isolation, D’ici à 15 mois, elle va peser près de 800 K€ et nous permettre de nous développer. Nous pensons ainsi raisonnablement passer de 28 personnes aujourd’hui à 50 d’ici à trois ans.

 

 

Propos recueillis par T.B.